Auteur/autrice : Roland MANTAMA

ATELIER DE FORMATION DES PARAJURISTES MEMBRES DES STRUCTURES DE DIALOGUE ET DES CLINIQUES JURIDIQUES DU TERRITOIRE D’UVIRA.

SOS Information Juridique Multisectorielle a organisé un atelier de formation des para juristes, dans le Territoire d’Uvira du 26 au 27 mai 2021 sur les Mécanismes Alternatifs de Règlement des Conflits, la rédaction des actes compromissoires et les techniques de plaidoyer.

L’ouverture de la manifestation a été faite par le représentant du Maire de la ville d’Uvira et le chef de la cité de SANGE.

En effet, les Mécanismes Alternatifs de Règlement des Conflits, MARC, la gestion des cliniques juridiques et la différence entre le Lobby et le Plaidoyer ont été développés dans une approche purement participative, tout en apportant une certaine lumière aux concepts pour la bonne appréhension des participants. Il sied de noter que la différence entre l’arbitrage, la négociation, la conciliation et la médiation a également retenu l’attention de toutes les parties prenantes.

La rédaction des actes compromissoires et les techniques de plaidoyer ont été aussi abordées pendant la séance de formation. Les différentes étapes d’élaboration d’un acte compromissoire ainsi qu’un modèle unique ont été communiqués aux participants, et un accent particulier a été mis sur les éléments essentiels devant apparaitre dans ce document qui servira désormais de model d’élaboration d’acte de conciliation ou médiation. Le constat fait dans la gestion des cliniques juridique est que les services offerts par certaines cliniques juridiques à Uvira sont exorbitants, et la population n’en profite vraiment pas faute de la pratique dite lucrative réputée de hors norme, et qui reste à décourager. Il faut pourtant clarifier que la principale caractéristique d’une clinique juridique c’est la gratuité de ses services.

C’est pourquoi, il a été jugé nécessaire de partager l’expérience avec les participants sur la gestion des Cliniques Juridiques entre l’équipe de SOS IJM et les participants à la formation. Les participants se sont donc engagés à œuvrer pour contribuer à la consolidation de la paix entre les communautés ; à travers les Mécanismes Alternatifs de Règlement des conflits et ainsi contribuer à la restauration de la sécurité locale.

Ont pris part à cet atelier de formation :

  • Parajuristes Membres des structures de dialogue et des Cliniques juridiques du Territoire d’Uvira ;
  • Le Représentant de la Mairie d’Uvira ;
  • Le Représentant de Cordaid ;
  • SOS Information Juridique Multisectorielle Asbl.

SOS IJM PARTICIPE DANS UNE FORMATION SUR LA COMMUNICATION ET L’USAGE DES MÉDIAS SOCIAUX

Dans son programme Voix et Leadership des Femmes appuyé en consortium par le Centre Carter,  SOS IJM participe dans une formation sur la communication et l’usage des médias sociaux.

La formation vise à renforcer les capacités des organisations partenaires sur la communication et médias sociaux afin d’assurer la visibilité des organisations partenaires ainsi que la visibilité de leurs activités quotidiennes. Elle vise en outre, à doter chaque organisation d’un Plan de communication susceptible de conduire et de guider toutes les actions de communication de l’organisation.

Il est important de noter que la formation réunit toutes les organisations de mise en œuvre de ce projet à travers les six provinces de la RDC.  Elle se tient du 12 février au 23 février 2021 

Tenue d’un atelier de Coordination du Projet RISK 2 du Lundi 26 au Mercredi 28 octobre 2020 dans la Salle de réunion Dr. Denis MUKWEGE PRIX NOBLE DE LA PAIX 2018 de SOS-IJM à Bukavu.

Ces travaux qui ont duré trois jours s’inscrivent exactement dans le cadre des objectifs spécifiques du projet RISK 2, à savoir : « Les partenaires du projet échangent régulièrement et se rencontrent pour échanger sur leurs pratiques ».

En effet, il a été question de réaliser des échanges entre partenaires venus du Sud-Kivu (SOS IJM), du Nord-Kivu (SUWE) et d’Uvira (ARAL), lesquels partenaires impliqués dans la mise en œuvre du Projet ‘Renforcement des Initiatives pour Secourir les défenseurs dans le Kivu (RISK 2). Ces échanges ont été principalement focalisés sur la mise en œuvre du protocole de gestion des alertes, les outils de suivi du projet, la discussion sur l’éventuel besoin de révision du protocole de gestion des alertes, le plaidoyer, les réflexions sur l’élargissement de la zone d’intervention ainsi que le mécanisme de renforcement de protection.

Par la suite, les participants ont abordé d’autres mécanismes comme le Mécanisme de coordination avec les autres partenaires œuvrant dans la protection des DDH, mais qui ne sont pas directement impliqués dans le projet.

Ainsi, le renforcement de plaidoyer pour faciliter le retour des DDH en difficulté, la situation actuelle des DDH assistés, les rencontres de quelques DDH ayant bénéficié de l’assistance, les possibilités d’amélioration du programme pour l’année 3, la discussion sur le contexte judiciaire avec les avocats qui suivent les cas en justice et compréhension sur la problématique de l’appareil judiciaire au Congo et les perspectives pour RISK 3 ont attiré l’attention des participants à ces assises.

Les travaux se sont clôturés par deux visites dans le seul et unique but de renforcer la collaboration et les stratégies dans le traitement des cas des DDH et maximiser ainsi les chances de promouvoir et assurer une bonne protection des défenseurs des droits humains à travers le Pays. Il s’agit notamment de la visite au BCNUDH et la visite au Cabinet du Prix Nobel de la Paix 2018, le Dr Denis MUKWEGE, à Panzi dans la ville de Bukavu, Province du Sud-Kivu en RDC. À l’issue de ces deux visites suivies des échanges, une collaboration mutuelle et l’échange d’information ont été convenus.

Les prochains travaux se tiendront dans la Province de l’Ituri. L’atelier a connu la participation de :

  • SOS Information Juridique Multisectorielle (SOS IJM) ;
  • Agir Ensemble pour les Droits Humains (AEDH) ;
  • Arche d’Alliance (ARAL) et
  • Synergie Ukingo Wetu (SUWE).

SOS IJM ASBL A ORGANISE UN ATELIER DE FORMATION SUR LES MÉCANISMES DE PROTECTION DES DROITS DES FEMMES DANS LE CADRE DU PROJET VLF

Dans le cadre du projet Voix et Leadership des Femmes (VLF), appuyé en consortium par le Centre Carter, SOS IJM a organisé une formation des femmes leaders du Territoire d’Idjwi au Sud-Kivu en RDC. La formation a porté essentiellement sur les droits politiques et économiques et les mécanismes de protection des droits des femmes. L’activité s’est ténue du 14 au 15 octobre 2020 en Territoire d’Idjwi, Chefferie Ntambuka dans le Groupement de Kashofu.

Le projet vise la promotion de la femme à accéder aux instances de prise de décisions. Dans le cadre de vouloir matérialiser cette vision, il s’avère nécessaire que les femmes soient informées par rapport, aux droits politiques et économiques, qui leurs sont reconnus au niveau national et internationale.

La connaissance des droits politiques et économiques des femmes leaders peut les amener à prendre conscience, notamment de ce qui concerne la revendication desdits droits.

Au total, 15 femmes et filles leaders ont participé à cette formation. Les textes légaux et règlementaires, les traités internationaux dument signés et ratifiés par la RDC ont été exploités avec comme thématique : « Les obstacles auxquels les femmes qui prétendent à des postes de responsabilités se heurtent ».

Pendant les échanges, les participants ont relevé les contraintes économiques et des pistes de solutions ont été prises en compte.

À l’issue de la formation, il y a eu des échanges d’experiences ainsi que des témoignages ayant pour but d’établir des stratégies communes et efficaces susceptibles de contribuer à l’intégration de la femme rurale dans les instances de prise de décisions à l’instar de la politique dans cette partie de la province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo.

Ces activités ont été réalisées dans le cadre du Consortium AFM, KJN, FPM et SOS IJM au Sud-Kivu et elles se poursuivent dans d’autres coins de la Province.

SOS IJM A ORGANISE UNE MISSION DE FORMATION DES MEMBRES DE L’A.V.E.C. RHUDERHEKUGUMA DU VILLAGE DE MPUMO DANS LE GROUPEMENT DE BUSHWIRA TERRITOIRE DE KABARE AU SUD-KIVU (2ème VAGUE)

 

Cette mission de formation du mardi 13 Octobre 2020 intervient après celle organisée en Aout 2019 dans le cadre du projet « Village florissant » exécuté dans le village de Mpumo, au cours de laquelle 46 membres des AVEC (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit) RHUZUSANYE et RHUDERHEKUGUMA de MPUMO ont été capacités sur le business skills en prélude de bénéficier le fonds de démarrage des Activités Génératrices de Revenu (AGR). Les membres du premier Groupe (RHUZUSANYE) ont reçu le fonds de démarrage en 2019 et ceux du deuxième groupe (RHUDERHEKUGUMA) en auront cette année 2020. Chaque membre reçoit un capital initial de 50$.

Cependant, la mission de formation de ce mardi 13 Octobre 2020, était particulièrement axée sur :

  • La formalisation de 26 membres de l’AVEC RHUDERHEKUGUMA de Mpumo ;
  • La formation des membres sur la gestion et fonctionnement d’une AVEC ;
  • La définition du règlement d’ordre intérieur de l’AVEC ;
  • Le lancement des activités de fonctionnement de cette AVEC.

C’est dans le souci de contribuer à l’amélioration des conditions de vie socio-économiques des bénéficiaires à travers l’octroi de ces subventions de démarrage des AGR d’une part ; et d’autre part cultiver l’esprit d’épargne dans le vécu quotidien des bénéficiaires à travers leur regroupement dans une AVEC que SOS IJM a orienté cette mission.

La formation s’est tenue à Mpumo chez le chef de village et a réuni :

  1. Les femmes membres de l’AVEC RHUDERHEKUGUMA de MPUMO ;
  2. Les membres du comité du village florissant ;
  3. Le Chef de Village de MPUMO.

SOS IJM EN COLLABORATION AVEC LA CHEFFERIE DE KABARE ORGANISE UN ATELIER D’ÉLABORATION DU PLAN LOCAL POUR LA SÉCURITÉ DE PROXIMITÉ (PLS) DE LA CHEFFERIE DE KABARE EN DATE DU 19 SEMPTEMBRE 2020

Dans le cadre de concourir à la mise en œuvre de la réforme du secteur de sécurité dont la Police Nationale Congolaise, SOS IJM en collaboration avec la Chefferie de Kabare vient d’organiser un atelier d’élaboration du Plan Local pour la Sécurité de proximité (PLS) de cette Chefferie.

C’est au lendemain de la formation des membres du Conseil Local de Sécurité de Proximité (CLSP) élargis aux chefs de groupement sur l’organisation et le fonctionnement du CLSP, élaboration du PLS que ces travaux ont été organisés.

Dans cet atelier, les chefs des groupements ont présenté les rapports des forums des groupements respectifs tel que identifiés dans leur FOG. Dans lesdits rapports, on relève des problèmes de sécurité selon les réalités de chaque entité.

Il s’agit principalement de la production, vente et consommation des boissons fortement alcoolisées et des drogues, des conflits fonciers, insalubrité publique, la justice populaire, des maisons de tolérance, des faibles effectifs des éléments de la PNC, les arrestations arbitraires, viols et violence basée sur le genre, discrimination des femmes et filles dans le cadre de l’héritage, des cas de kidnapping et enlèvement des enfants etc.

Après identification de ces problèmes de sécurité, les participants démontrent la nécessité de constituer ou élaborer un Plan Local pour la Sécurité de Proximité afin de tenter de trouver des solutions adaptées aux réalités locales, des réponses globales, durables et efficace aux problèmes de sécurité.

Ainsi, il a été retenu quelques sujets qui, pourraient constituer des projets de sécurité, fondement du Plan Local pour la Sécurité Proximité.

On peut citer à titre d’exemple :

  1. Lutte contre la fabrication, vente et consommation des boissons fortement alcoolisées et des drogues ;
  2. Plaidoyer pour le déploiement et renforcement des éléments de la PNC et leur renforcement de capacités ;
  3. Projet de lutte contre la justice populaire et insalubrité publique ;
  4. Lutte contre les arrestations arbitraires et tracasserie policières ;
  5. Plaidoyer pour lutte contre les viols et violences sexuelles basée sur le genre
  6. Projets de sensibilisation sur la sécurisation foncière à base coutumière etc.

Au terme de l’analyse de ces rapports produits par les groupements, sera donc élaboré un Plan Local pour la Sécurité de Proximité, qui tient compte des forces, faiblesses, les contraintes, les opportunités, les menaces avec les objectifs claires, précis et SMART. L’analyse des acteurs impliqués intéresse également les participants. La consolidation stratégique de ce dit Plan intègre les actions de prévention, de répressions ainsi que les actions en rapport avec les conditions de vie et de travail des acteurs impliqués dans le processus.

Ainsi donc, les rapports des forums des groupement indiquent des problèmes sérieux de sécurité à Kabare, les problèmes pour lesquels les participants ont formulé les objectifs qui suivent : réduire la consommation des boisons fortement alcoolisées, améliorer la salubrité   publique, augmenter les effectifs de policiers, réduire le cas de vols, mettre fin à la justice populaire, réduire le conflit foncier, mettre fins aux arrestations arbitraires et les tracasseries policières, mettre fins aux viols et violences sexuelles et basées sur le genre.  Ces objectifs sont contenus dans le Plan Local pour la Sécurité de Proximité élaboré à cet effet pour le CLSP de la Chefferie.

Ces assises se sont tenues dans la Salle de Réunion Dr Denis Mukwege Prix Nobel de la paix 2018 de la Clinique Juridique de Cirunga en territoire de Kabare au Sud-Kivu. Les travaux sont réalisés dans le cadre du programme Partenariat Stratégique pour le Lobby et Plaidoyer, appuyé en consortium Par l’Organisation Catholique d’aide et Développement, CORDAID.